Obtenir par la VAE
Monteur audiovisuel et cinéma
Comment l'obtenir par la VAE
- 1Vérifier l'adéquation. Mettre votre expérience en regard des 3 blocs de compétences ci-dessous, et décider si vous visez la certification complète ou certains blocs.
- 2Dossier de faisabilité. Le certificateur (Institut international de l'image et du son) confirme que votre projet est recevable.
- 3Dossier de validation. Vous décrivez vos activités et vos preuves, avec un accompagnement méthodologique.
- 4Jury. Évaluation par mise en situation professionnelle en présentiel et entretien avec le jury en présentiel ou à distance.
Une validation partielle reste acquise : les blocs obtenus le sont définitivement.
Le métier et les objectifs
Considérée comme la 3ème période d’écriture, le montage d’une œuvre cinématographique sert à la fois à donner du sens aux images et à transmettre des émotions. Le « monteur audiovisuel et cinéma » construit le rythme, la continuité et le sens d’une œuvre audiovisuelle, en collaboration étroite avec le réalisateur, les producteurs et les équipes techniques. Son travail est essentiel pour donner vie à une œuvre, que ce soit au cinéma, à la télévision, ou sur le web. Il doit posséder les compétences et connaissances techniques et une culture générale cinématographique et audiovisuelle, ce qui lui permet de saisir les intentions artistiques du réalisateur du projet et de les transposer dans son travail.
Lire la suite
Le monteur doit allier attention aux détails, minutie, sensibilité artistique et capacité à gérer son temps pour respecter les délais de production. Selon les indications qui lui sont données, il s’occupe de la sélection et de l'agencement des images tournées et du son afin de rester fidèle à la trame narrative et au rythme de la version originale voulus par le réalisateur ou le scénariste. Il contribue activement à la construction du sens et de l'émotion de l'œuvre finale. Le travail de montage est tellement sensible dans le process de création que certains réalisateurs de cinéma préfèrent ne pas le déléguer. Le monteur doit maîtriser des logiciels métier (de type Adobe Premiere Pro, Davinci Resolve, Avid Media Composer, Photoshop, Illustrator, Final Cut Pro, After Effects, ProTools…) en sélectionnant pour chaque type de projet le logiciel le mieux adapté. Ces logiciels intègrent des fonctionnalités de l’intelligence artificielle et améliorent la productivité des monteurs, notamment en réduisant le temps d’exécution de montages complexes. Le regard artistique ou expert du monteur reste cependant nécessaire pour juger de la qualité des résultats. Evoluant dans le secteur des ICC, également touché par les enjeux contemporains à fort impact, la certification « Monteur audiovisuel et cinéma » vise à préparer des professionnels capables de répondre à ces transformations techniques, sociétales et réglementaires inhérentes aux contenus audiovisuels actuels. Ainsi, la transition écologique invite toute la chaine de production à repenser ses pratiques (sobriété énergétique, réduction des déplacements, dématérialisation des échanges) ; elle s’applique aussi aux activités de la postproduction qui historiquement étaient consommatrices de ressources. L’intelligence artificielle d’ores et déjà intégrée dans les logiciels de montage (pré-montage automatisé, synchronisation audio, étalonnage ou sous-titrage assisté) exige une posture critique, éthique et professionnelle dans le processus de création que se doit d'adopter le monteur. Enfin, les règlementations en matière de données personnelles, de droit d’auteur, des métadonnées et des conditions de travail (diversité, inclusion, parité, sécurité psychologique) s’inscrivent désormais dans son environnement professionnel. De bonnes qualités relationnelles lui seront nécessaires pour travailler en bonne intelligence et de façon efficace avec les responsables de l’œuvre cinématographique et audiovisuelle et les autres professionnels. Le monteur devra également posséder une bonne résistance au stress car le travail de montage peut se faire dans des délais contraints voire très contraints, selon le contexte d'exercice du métier. Enfin, la postproduction étant considérée comme une activité à forte empreinte carbone, il veillera à inclure des critères d'éco-responsabilité dans son choix de matériels et de logiciels.
Blocs de compétences évalués
Ouvrez un bloc pour voir les compétences attendues.
RNCP41661BC01Préparer un projet de montage audiovisuel
- Sur la base des échanges menés avec le réalisateur/ journaliste/ commanditaire du projet :
- En s’aidant des documents fournis par la production (synopsis, note d’intention, storyboard, découpage…), dégager et s’approprier les intentions artistiques et éditoriales, le genre, l’esthétique visuelle et sonore, le rythme, la trame narrative, la portée et le sens en vue de les traduire en langage audiovisuel cohérent et percutant pour le public ciblé.
- Selon la spécificité et l’ampleur du projet, en étroite collaboration avec un chef monteur ou le réalisateur lui-même :
- En participant aux différents échanges organisés par la production, identifier et estimer le travail éventuel des autres techniciens spécialisés de la postproduction (montage son, VFX, motion design, étalonnage, mixage, mastering) en vue d’harmoniser le plan de montage et de fluidifier les processus de travail.
- En tenant compte des interactions avec les autres corps de métier, participer à l’élaboration du plan de travail et du rétroplanning de la phase de montage afin d’optimiser les délais de la postproduction au regard des échéances communiquées.
- En portant une attention particulière à l’impact carbone du projet,
- Sur la base du workflow défini avec la réalisation/production et de la spécificité du projet, déterminer les équipements, les matériels et les logiciels nécessaires afin de configurer la station de montage adaptée aux différents médias nécessaires à la postproduction.
- En s’appuyant sur son expertise technique au regard des différents équipements, matériels et logiciels de postproduction, installer et configurer la station de montage (serveur, câblage, réseaux numériques, plug-ins3, capacités de stockage…) afin de garantir son bon fonctionnement et sa fiabilité pendant toute la durée de la postproduction.
- Après avoir effectué l’importation de tous les médias issus du tournage ou de la production (images, vidéos, sons, VFX5, fiches de scripts…), vérifier l’intégrité des fichiers en s’appuyant sur des logiciels dédiés (de type Adobe Premiere Pro - Avid Media Composer ou DaVinci Resolve) afin de détecter toutes altérations ou corruptions éventuelles et avoir des copies conformes aux originaux sur différents supports.
- Organiser les rushes (tri, transcodage et classement) selon des critères pertinents (jour de tournage, scènes, plan, caméra, etc…) afin de faciliter le prétravail de montage.
- Dans le respect des intentions de réalisation et selon l’analyse effectuée des rapports de scripts (TV ou fiction) de l’objet audiovisuel à monter :
- En ayant préalablement vérifié la synchronisation des prises images et sons, sélectionner et indexer les prises les plus pertinentes à l’issue du « dérushage »(visionnage des rushes image et son) afin de préparer une 1ère version du projet de montage à présenter au réalisateur.
- Dans un souci de consommation réduite d’énergie et en ayant au préalable assuré la génération des proxies à l’aide des logiciels de montage défini en amont, opérer et partager les backups (sauvegardes) image et son via un serveur informatique afin d’en faciliter l’accessibilité aux différentes équipes de la postproduction.
RNCP41661BC02Réaliser le montage technique (image et son) d'un projet audiovisuel
- Dans le respect de la structure du plan de montage préparé seul ou sous la supervision du chef monteur et/ou du chef opérateur son,
- Avec l’appui de logiciels de montage adaptés et en trouvant le rythme du projet audiovisuel, assembler et équilibrer (durée) les plans mono et/ou multi-caméra sélectionnés lors du dérushage afin de créer une première version brute des séquences (bout-à-bout) du projet à présenter à la réalisation/production et reflétant la cohérence narrative/éditoriale du projet.
- En posant les sons directs (dialogues, sons natifs) issus du tournage et en veillant à la qualité de la synchronisation avec les images, ajuster les niveaux et les éléments audio afin de créer une première structure sonore cohérente.
- Après avoir identifié les éventuels dysfonctionnements sonores et en s’aidant si besoin d’une bibliothèque de données de sources externes, intégrer au pré-montage son/image des bruitages temporaires et des musiques témoins dans l’objectif de préparer une version optimale pour le visionnage avec le réalisateur.
- Seul ou en étroite collaboration avec un monteur son et sous la supervision du chef monteur,
- Après avoir soumis l’assemblage des séquences du pré-montage à la réalisation/production, traduire techniquement toutes les remarques émises et relevant des attentes artistiques afin de garantir la portée créative du projet dans le respect du genre et des intentions souhaités.
- En veillant à l’évolution narrative/éditioriale et à l’esthétique souhaitée du projet, réaliser l’ensemble des raccords de continuité et des coupes en fonction des séquences en vue de traduire efficacement et de manière cohérente, par le langage du montage image et son, les intentions de réalisation.
- En s’appuyant sur une collaboration efficace avec la réalisation/production lors de la présentation des différentes versions de montage, optimiser l’ajustement des images/sons, la durée des plans et la cohérence des transitions dans l’objectif de soutenir le rythme narratif/éditorial et/ou dramaturgique pouvant impacter émotionnellement le public.
- Dans le souci constant de rendre l’œuvre accessible à tout public (en particulier aux personnes en situation de handicap visuel et/ou auditif ou au jeune public), identifier, tout au long de la phase de montage, les éventuelles difficultés rencontrées en vue de proposer des solutions adaptées mais néanmoins pertinentes au regard des intentions du réalisateur.
- En étroite collaboration avec le réalisateur, le chef monteur et/ou le chef opérateur son et sur la base du montage validé :
- En ayant affiné l’équilibre des voix, des effets sonores et de la musique au regard des différents plans, procéder à un pré-mixage afin de préparer la version finalisée à faire valider par le réalisateur.
- En ayant accompagné la prise de décisions de la réalisation/production, réaliser régulièrement et sur différents supports de stockage, la sauvegarde des fichiers avec l’objectif constant de sécuriser la totalité des versions de travail de la post-production.
- Sur la base d’une vérification rigoureuse de la timeline, procéder à l’export des fichiers dans les formats attendus afin de répondre aux exigences techniques des étapes finales de postproduction.(étalonnage, mixage, effets spéciaux, export en master ou toute autre processus d’habillage ou d’optimisation).
RNCP41661BC03Optimiser et finaliser le montage d'un projet audiovisuel en vue de sa diffusion
- Seul, ou en étroite collaboration avec les équipes spécialisées (truquiste, motion designer, animateurs 2D/3D, infographistes) :
- En tenant compte du format et du média de diffusion défini par la production, identifier plan par plan les besoins en habillage/optimisation à mettre en œuvre en vue de garantir la portée esthétique et/ou la qualité visuelle du projet.
- A l’aide des techniques et logiciels de création, de motion design et/ou d’animation dédiés (de type Suite Adobe : Photoshop, Adobe After Effects, Illustrator, Premiere Pro, ou DaVinci Resolve), générer les différents éléments d’habillage tels que préalablement définis dans le workflow afin de pouvoir les assembler et en obtenir une image finale cohérente et esthétiquement unifiée à intégrer.
- En identifiant des bases de données à finalité professionnelle et en s’attachant à la règlementation des droits de propriété intellectuelle, sourcer et collecter des éléments additionnels existants visuels, graphiques et/ou sonores en vue de gagner en efficacité et de s’inscrire dans une démarche éco-responsable.
- Dans le respect du workflow défini à la préproduction, seul ou en étroite collaboration avec les techniciens spécialisés (VFX artist, motion designer, monteur et mixeur son…) :
- A l’aide des données capturées lors des tournages pour la postproduction, exporter les fichiers des plans à truquer dans les bons formats afin qu’ils puissent être intégrés aux logiciels spécifiques dédiés au type d’optimisation à effectuer.
- En veillant à la qualité des éléments additionnels sélectionnés ou créés spécifiquement pour le projet, procéder au compositing des différentes sources en vue de produire les effets visuels ou les habillages attendus.
- Après avoir validé avec la réalisation/production, la pertinence et la qualité des plans truqués (génériques, titres, effets visuels…), vérifier la conversion et l’export des fichiers dans les bons formats (de type EXR, EDL, AAF, XML) afin qu’ils respectent la résolution, le rythme, et le timecode d’origine.
- En s’appuyant sur le storyboard/conducteur TV, intégrer dans le montage les versions finales truquées en vue de contrôler l’alignement de la timeline, la fluidité et le rendu visuel du projet audiovisuel.
- Selon la nature du projet audiovisuel, seul ou en étroite collaboration avec le chef opérateur/chef monteur/étalonneur/réalisateur :
- En utilisant les logiciels de montage appropriés, engager une conformation avec les rushes natifs (image et son) afin que la version finale reproduise le plus fidèlement possible les décisions de montage et qu’elle soit conforme pour la phase d’étalonnage.
- Dans le respect des consignes émises et en préparant les séquences à l’aide d’un logiciel professionnel dédié respectant les standards techniques, effectuer l’étalonnage dans l’objectif d’obtenir un résultat harmonieux répondant aux exigences artistiques et esthétiques.
- Après avoir inséré dans la timeline les derniers éléments de la postproduction (titres, génériques, mixage audio, effets spéciaux…), en lien étroit avec le chef-monteur ou l’étalonneur, procéder au contrôle de la version finale afin de vérifier sa qualité technique et artistique sur les dimensions du son, de l’image, de la durée, de la synchronisation son/image/effets, et des encodages.
- En veillant à ce que les normes de diffusion soient conformes et respectées, réaliser les exports des fichiers intermédiaires (versions de projection…), le master vidéo, le master audio et autres fichiers nécessaires (de type sous-titrages, EDL, XML, AAF ou « Cue sheets ») afin de faire valider par la réalisation/production, le PAD (destiné au web et à la tv) et créer le DCP (destiné aux salles de cinéma).
- En continuant à s’inscrire dans une démarche éco-responsable et en rédigeant une note de fin de projet, finaliser la sauvegarde et la sécurisation de l’ensemble des éléments du projet dans l’arborescence dédiée afin de fournir facilement les éléments recherchés en cas de modifications ou d’une utilisation ultérieure.
Certifications proches
Voir toute la filière : Communication, audiovisuel et arts
Cette certification vous correspond ?
On vérifie avec vous la recevabilité, le financement et le calendrier. Premier échange gratuit et sans engagement.